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Tout savoir sur les GES : Lexique

ACV – Analyse de Cycle de Vie L’Analyse du Cycle de Vie (ACV) ou « Ecobilan» est une évaluation environnementale multicritères d’un service, produit ou procédé pendant toute sa durée de vie (de sa conception à sa destruction, « du berceau à la tombe »). Ainsi, pour chaque phase du cycle de vie (fabrication, transformation, utilisation et destruction) sont calculés les impacts sur (liste non exhaustive) : - le réchauffement climatique (les émissions de gaz à effet de serre) ; - l'épuisement des ressources ; - la toxicité humaine ; - la toxicité terrestre et vis à vis des milieux d'eau douce ; - la photo-oxydation ; - l'acidification ; - l'eutrophisation ; - … L’ACV est un outil d’aide à la décision normalisé (série de Normes ISO 14040). Selon l'ISO, il s'agit de la ''Compilation et évaluation des consommations d'énergie, des utilisations de matières premières, et des rejets dans l'environnement, ainsi que de l'évaluation de l'impact potentiel sur l'environnement associé à un produit, ou un procédé, ou un service, sur la totalité de son cycle de vie''.
ADEME (France) L’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie est un établissement public à caractère industriel et commercial sous la tutelle conjointe du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche et du MEEDDAT. L’ADEME assure l’animation et participe au financement de la recherche et de l’innovation pour les domaines de l’énergie, l’air, le bruit, les déchets, le sol et le management environnemental des sites et produits. L’ADEME assure un rôle de conseil pour orienter les choix des acteurs socio-économiques (aide aux maîtres d’ouvrage). Enfin l’ADEME propose des soutiens financiers et favorise la mise en œuvre de références régionales et nationales. www.ademe.fr
Bilan Carbone® Le Bilan carbone est une méthode mise au point par l’ADEME pour comptabiliser les émissions de gaz à effet de serre d’une entreprise, service, territoire ... à partir des données facilement disponibles. Elle permet à l’entreprise de parvenir à une bonne évaluation de ses émissions directes ou induites par son activité, afin de pouvoir concevoir et mettre en place un plan de réduction de ses émissions.

Les émissions sont exprimées en kg de CO2 équivalent par an. Les origines de ces émissions sont classées par poste Bilan Carbone reprennent implicitement la démarche d'une ACV : usage de l’énergie, consommation de biens et produits, transports des personnes, fret des biens et marchandises fret entrant, fret interne, fret sortant), usage du produit, déchets produits, fin de vie du produit…
Biogaz Le biogaz est un mélange composé d’environ 2/3 de méthane (CH4) et d’1/3 de gaz carbonique (CO2) produit par la fermentation de matières organiques (animales, végétales) sans oxygène. L’énergie (l’hydrogène) contenue dans le biogaz peut être valorisée quand le processus de fermentation se réalise à l’intérieur d’enceintes appelées "digesteurs".
Durée de vie des GES et Pouvoir de réchauffement global (PRG) des GES La durée de vie de ces gaz dans l’atmosphère est variable : 12 ans pour le méthane et une centaine d’années pour le CO2. Les gaz à effet de serre industriels (les halocarbures) n’ayant pas de puits, leur durée de vie est de plusieurs milliers d’années. Par ailleurs le relâchement de certains gaz contribue plus fortement à l’effet de serre que d’autres. Cela se mesure à l’aide du PRG : plus ce dernier est important plus l’effet de serre additionnel généré sera important. La dénomination la plus courante est le PRG à 100 ans équivalent CO2 . Par exemple, dire que le méthane a un PRG de 25, c’est dire que l’impact sur le réchauffement climatique sur 100 ans de l’émission d’1 kg de méthane est 25 fois plus important que l’émission d’1 kg de CO2. De même le protoxyde d’azote (N2O) a un PRG de 298, c’est dire que l’émission d’1kg de N2O contribuera 298 fois plus sur 100 ans au réchauffement climatique que l’émission d’1 kg de CO2. La notion de PRG est importante car elle permet de comparer les gaz entre eux et d’arbitrer, par exemple, entre les émissions d’1kg de CH4 ou 1 kg de CO2.
Eco-conception S'applique à tout produit. Elle peut contribuer à la prévention de la production de déchets et à la maîtrise de l'énergie mais ne s'y limite pas puisqu'elle a pour objectif la prise en compte de l'ensemble des consommations et rejets liés à un produit ou un service.
Effet de serre L’effet de serre est, à la base, un phénomène totalement naturel reposant sur le principe que des gaz (H2O, CO2, CH4, N2O, …) piègent l’énergie émise par la terre (sous forme d’infrarouge) et la renvoie une seconde fois vers la surface de la terre. Sans le phénomène naturel de l’effet de serre la température moyenne de la terre ne serait pas de 15°C mais de -18°C. Aujourd’hui l’Homme par son mode de vie augmentent la quantité des gaz a effet de serre présent dans l’atmosphère (CO2, CH4, N2O …) d’où l’augmentation du piégeage d’énergie (par les GES) et l’augmentation de l’énergie renvoyée vers la surface de la terre (expliquant ainsi l’augmentation de la température).
Empreinte écologique Définie en 1994 l’empreinte écologique mesure la pression qu’exerce l’homme sur son environnement. L’unité de mesure est la superficie "consommée" annuellement par chaque individu (en divisant la surface nécessaire à produire l'ensemble des biens consommés par la communauté (comme les terres cultivées ou les espaces aquatiques productifs) par le nombre d'individus dans cette communauté. Selon le WWF qui propose des solutions pour améliorer son empreinte, le fait de remplacer 5 heures de voyage en avion par 5 heures de train sur le même parcours, permet une économie de 1000 m² d'empreinte par an. Enfin l'empreinte écologique des pays du Nord est telle, que si tous les hommes consommaient autant que les Européens, il faudrait 3,4 planètes, et s'ils consommaient tous comme des Américains, il en faudrait 5,61. Ainsi, depuis 1987, l’homme vit au-dessus de ce que les ressources naturelles peuvent fournir et excède aujourd’hui de 25% la capacité de la planète à se régénérer. www.wwf.fr www.myfootprint.org
Gaz à Effet de Serre (GES) Les GES (gaz à effet de serre) sont des gaz présents dans l’atmosphère naturellement mais également générés par l’activité humaine. Ils captent le rayonnement infrarouge émis la terre et le renvoie une seconde fois à la surface de la planète. Les gaz à effet de serre présents naturellement dans l’atmosphère permettent à la température de la terre d’être à 15°C en moyenne (-18°C sans). Parmi les gaz présents naturellement dans l’atmosphère, le premier gaz est de loin la vapeur d’eau (55% et aussi sous forme de nuages 28%) et le second est le CO2 (environ 14%). Les 3% restants se répartissent entre le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N2O) et l’ozone (O3). En 2004 la quantité de GES ajouté par l’homme dans l’atmosphère était de 49 milliards de T équ.CO2, +9.6% par rapport à 2000 et +24,3% par rapport 1990 (source : rapport des décideurs 2007, GIEC). Ce sont ces émissions additionnelles qui sont responsables du changement climatique observé. L’origine des ces émissions additionnelles est : la combustion des énergies fossiles (60%), la déforestation (20%), les émissions spécifiques à l’agriculture (N2O des engrais, CH4 des animaux 15%), la production de déchets (CH4, 5%)
GIEC Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat ou IPCC en anglais pour Intergovernmental Panel on Climate Change Le GIEC est une institution de l’ONU créée en 1988 par l’OMM (l’organisation mondiale de météorologie) et le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement) à la demande du G7 (aujourd’hui G8). Quasiment tous les pays membre de l’ONU (et donc quasiment tous les pays du monde) font partie du GIEC. Le GIEC a pour mandat d'évaluer, sans parti pris et de manière méthodique, claire et objective, les informations scientifiques, techniques et socio-économiques disponibles en rapport avec la question du changement climatique. Ce n'est donc pas un organisme de recherche, mais un lieu d'expertise visant à synthétiser des travaux menés dans les laboratoires du monde entier. Plusieurs centaines de spécialistes (dont plus d’une vingtaine de chercheurs français pour le 4ème rapport) sont répartis en 3 groupes de recherche groupe I : recherche scientifique en matière d’évolution climatique ; groupe II : impacts climatiques et moyens de s’y adapter ; groupe III : les moyens de réduction des GES. Le GIEC publie tous les 6 ans environ un rapport sur le réchauffement climatique (le prochain est prévu pour 2014). Avant d'être publiés et déclarés "documents du GIEC", les rapports d'évaluation sont approuvés en assemblée plénière. A ce jour, toutes les publications officielles du GIEC ont été approuvées à l'unanimité par les pays représentés dans l'assemblée du GIEC. Conjointement à Al Gore, le prix Nobel de la paix a été attribué au GIEC en 2007. www.ipcc.ch
Mix énergétique Répartition et pondération des différentes sources d'énergie (énergie fossile, nucléaire, renouvelable) nécessaires pour répondre au besoin d'une entité donnée (pays, entreprise...)
Plan climat 2004 et facteur 4 France En ratifiant le protocole de Kyoto, la France doit stabiliser ses émissions de gaz à effet de serre par rapport à leur niveau de 1990. Pour y parvenir, la France s’est dotée d’un Plan Climat en 2004. Il doit permettre de stabiliser les émissions à effet de serre sur la période 2008-2012 et au-delà diviser par 4 les émissions avant 2050. Ceci revient à une réduction de 3% par an des émissions de GES de 2005 à 2050.
Protocole de Kyoto Signé en 1997 et entré en vigueur en février 2005 (après la ratification du protocole par la Russie en 2004), le protocole de Kyoto engage les Etats à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 5% par rapport à leurs émissions de 1990, sur la période 2008-2012. L’Union Européenne s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 8% avant 2012 par rapport à leur niveau de 1990. Actuellement 125 pays ont ratifié ce protocole dont 29 pays industrialisés. Les Etats-Unis principaux émetteurs de gaz à effet de serre ne l’ont pas signé.
Rapport Stern Rapport publié le 30 octobre 2006. L’ancien chef économiste de la banque mondiale met en avant, dans ce rapport, les effets du réchauffement climatique, si les gouvernements ne prennent aucune mesure pour y remédier dans les dix prochaines années. Outre le déplacement de 200 millions de personnes, la disparition de 40% des espèces vivantes, il faut s’attendre à la multiplication des phénomènes climatiques tels que la sécheresse ou les inondations. Le coût total du réchauffement climatique est estimé 5 500 milliards d’euros. Toutefois, selon ce rapport, il est encore possible d’agir. Un investissement de 1% du PIB de la planète suffirait à réduire les émissions de CO2.
Réchauffement climatique Le réchauffement climatique correspond à l’augmentation de la température moyenne à la surface de la terre. Ce dernier peut découler : - de facteurs naturels externes tels que les changements d’intensité solaire ou les changements lents de l’orbite terrestre autour du soleil (évolutions « lente » sur plusieurs milliers d’années) ; - de processus naturels observés au sein du système climatique (ex : changements de la circulation océanique) ; - d’activités humaines qui modifient la composition de l’atmosphère (ex : combustion des carburants fossiles) et la surface de la terre (ex : déforestation, reforestation, urbanisation, désertification, etc.). Selon le GIEC (source : Résumé à l’attention des décideurs 2007), « le réchauffement climatique observé est sans équivoque » (+0.74°C au cours du siècle dernier) et l’essentiel du réchauffement général observé depuis 50 ans est très probablement attribuable à l’augmentation des GES anthropiques ». La dernière phrase signifiant « il est à 90% certain que le réchauffement climatique observé est dû aux émissions de GES générées par l’homme ».

Les fourchettes de probabilité du GIEC sont les suivantes :
« pratiquement certain » probabilité supérieure à 99 %
« extrêmement probable » probabilité supérieure à 95 %
« très probable » probabilité supérieure à 90 %
« probable » probabilité supérieure à 66 %
« plus probable qu’improbable » probabilité supérieure à 50 %
« à peu près aussi probable qu’improbable » probabilité de 33 % à 66 %
« improbable » probabilité inférieure à 33 %
« très improbable » probabilité inférieure à 10 %
« extrêmement improbable » probabilité inférieure à 5 %
« exceptionnellement improbable » probabilité inférieure à 1 %
ACV – Analyse de Cycle de Vie L’Analyse du Cycle de Vie (ACV) ou « Ecobilan» est une évaluation environnementale multicritères d’un service, produit ou procédé pendant toute sa durée de vie (de sa conception à sa destruction, « du berceau à la tombe »). Ainsi, pour chaque phase du cycle de vie (fabrication, transformation, utilisation et destruction) sont calculés les impacts sur (liste non exhaustive) : - le réchauffement climatique (les émissions de gaz à effet de serre) ; - l'épuisement des ressources ; - la toxicité humaine ; - la toxicité terrestre et vis à vis des milieux d'eau douce ; - la photo-oxydation ; - l'acidification ; - l'eutrophisation ; - … L’ACV est un outil d’aide à la décision normalisé (série de Normes ISO 14040). Selon l'ISO, il s'agit de la ''Compilation et évaluation des consommations d'énergie, des utilisations de matières premières, et des rejets dans l'environnement, ainsi que de l'évaluation de l'impact potentiel sur l'environnement associé à un produit, ou un procédé, ou un service, sur la totalité de son cycle de vie''.
ADEME (France) L’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie est un établissement public à caractère industriel et commercial sous la tutelle conjointe du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche et du MEEDDAT. L’ADEME assure l’animation et participe au financement de la recherche et de l’innovation pour les domaines de l’énergie, l’air, le bruit, les déchets, le sol et le management environnemental des sites et produits. L’ADEME assure un rôle de conseil pour orienter les choix des acteurs socio-économiques (aide aux maîtres d’ouvrage). Enfin l’ADEME propose des soutiens financiers et favorise la mise en œuvre de références régionales et nationales. www.ademe.fr
Bilan Carbone® Le Bilan carbone est une méthode mise au point par l’ADEME pour comptabiliser les émissions de gaz à effet de serre d’une entreprise, service, territoire ... à partir des données facilement disponibles. Elle permet à l’entreprise de parvenir à une bonne évaluation de ses émissions directes ou induites par son activité, afin de pouvoir concevoir et mettre en place un plan de réduction de ses émissions.

Les émissions sont exprimées en kg de CO2 équivalent par an. Les origines de ces émissions sont classées par poste Bilan Carbone reprennent implicitement la démarche d'une ACV : usage de l’énergie, consommation de biens et produits, transports des personnes, fret des biens et marchandises fret entrant, fret interne, fret sortant), usage du produit, déchets produits, fin de vie du produit…
Biogaz Le biogaz est un mélange composé d’environ 2/3 de méthane (CH4) et d’1/3 de gaz carbonique (CO2) produit par la fermentation de matières organiques (animales, végétales) sans oxygène. L’énergie (l’hydrogène) contenue dans le biogaz peut être valorisée quand le processus de fermentation se réalise à l’intérieur d’enceintes appelées "digesteurs".
Durée de vie des GES et Pouvoir de réchauffement global (PRG) des GES La durée de vie de ces gaz dans l’atmosphère est variable : 12 ans pour le méthane et une centaine d’années pour le CO2. Les gaz à effet de serre industriels (les halocarbures) n’ayant pas de puits, leur durée de vie est de plusieurs milliers d’années. Par ailleurs le relâchement de certains gaz contribue plus fortement à l’effet de serre que d’autres. Cela se mesure à l’aide du PRG : plus ce dernier est important plus l’effet de serre additionnel généré sera important. La dénomination la plus courante est le PRG à 100 ans équivalent CO2 . Par exemple, dire que le méthane a un PRG de 25, c’est dire que l’impact sur le réchauffement climatique sur 100 ans de l’émission d’1 kg de méthane est 25 fois plus important que l’émission d’1 kg de CO2. De même le protoxyde d’azote (N2O) a un PRG de 298, c’est dire que l’émission d’1kg de N2O contribuera 298 fois plus sur 100 ans au réchauffement climatique que l’émission d’1 kg de CO2. La notion de PRG est importante car elle permet de comparer les gaz entre eux et d’arbitrer, par exemple, entre les émissions d’1kg de CH4 ou 1 kg de CO2.
Eco-conception S'applique à tout produit. Elle peut contribuer à la prévention de la production de déchets et à la maîtrise de l'énergie mais ne s'y limite pas puisqu'elle a pour objectif la prise en compte de l'ensemble des consommations et rejets liés à un produit ou un service.
Effet de serre L’effet de serre est, à la base, un phénomène totalement naturel reposant sur le principe que des gaz (H2O, CO2, CH4, N2O, …) piègent l’énergie émise par la terre (sous forme d’infrarouge) et la renvoie une seconde fois vers la surface de la terre. Sans le phénomène naturel de l’effet de serre la température moyenne de la terre ne serait pas de 15°C mais de -18°C. Aujourd’hui l’Homme par son mode de vie augmentent la quantité des gaz a effet de serre présent dans l’atmosphère (CO2, CH4, N2O …) d’où l’augmentation du piégeage d’énergie (par les GES) et l’augmentation de l’énergie renvoyée vers la surface de la terre (expliquant ainsi l’augmentation de la température).
Empreinte écologique Définie en 1994 l’empreinte écologique mesure la pression qu’exerce l’homme sur son environnement. L’unité de mesure est la superficie "consommée" annuellement par chaque individu (en divisant la surface nécessaire à produire l'ensemble des biens consommés par la communauté (comme les terres cultivées ou les espaces aquatiques productifs) par le nombre d'individus dans cette communauté. Selon le WWF qui propose des solutions pour améliorer son empreinte, le fait de remplacer 5 heures de voyage en avion par 5 heures de train sur le même parcours, permet une économie de 1000 m² d'empreinte par an. Enfin l'empreinte écologique des pays du Nord est telle, que si tous les hommes consommaient autant que les Européens, il faudrait 3,4 planètes, et s'ils consommaient tous comme des Américains, il en faudrait 5,61. Ainsi, depuis 1987, l’homme vit au-dessus de ce que les ressources naturelles peuvent fournir et excède aujourd’hui de 25% la capacité de la planète à se régénérer. www.wwf.fr www.myfootprint.org
Gaz à Effet de Serre (GES) Les GES (gaz à effet de serre) sont des gaz présents dans l’atmosphère naturellement mais également générés par l’activité humaine. Ils captent le rayonnement infrarouge émis la terre et le renvoie une seconde fois à la surface de la planète. Les gaz à effet de serre présents naturellement dans l’atmosphère permettent à la température de la terre d’être à 15°C en moyenne (-18°C sans). Parmi les gaz présents naturellement dans l’atmosphère, le premier gaz est de loin la vapeur d’eau (55% et aussi sous forme de nuages 28%) et le second est le CO2 (environ 14%). Les 3% restants se répartissent entre le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N2O) et l’ozone (O3). En 2004 la quantité de GES ajouté par l’homme dans l’atmosphère était de 49 milliards de T équ.CO2, +9.6% par rapport à 2000 et +24,3% par rapport 1990 (source : rapport des décideurs 2007, GIEC). Ce sont ces émissions additionnelles qui sont responsables du changement climatique observé. L’origine des ces émissions additionnelles est : la combustion des énergies fossiles (60%), la déforestation (20%), les émissions spécifiques à l’agriculture (N2O des engrais, CH4 des animaux 15%), la production de déchets (CH4, 5%)
GIEC Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat ou IPCC en anglais pour Intergovernmental Panel on Climate Change Le GIEC est une institution de l’ONU créée en 1988 par l’OMM (l’organisation mondiale de météorologie) et le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement) à la demande du G7 (aujourd’hui G8). Quasiment tous les pays membre de l’ONU (et donc quasiment tous les pays du monde) font partie du GIEC. Le GIEC a pour mandat d'évaluer, sans parti pris et de manière méthodique, claire et objective, les informations scientifiques, techniques et socio-économiques disponibles en rapport avec la question du changement climatique. Ce n'est donc pas un organisme de recherche, mais un lieu d'expertise visant à synthétiser des travaux menés dans les laboratoires du monde entier. Plusieurs centaines de spécialistes (dont plus d’une vingtaine de chercheurs français pour le 4ème rapport) sont répartis en 3 groupes de recherche groupe I : recherche scientifique en matière d’évolution climatique ; groupe II : impacts climatiques et moyens de s’y adapter ; groupe III : les moyens de réduction des GES. Le GIEC publie tous les 6 ans environ un rapport sur le réchauffement climatique (le prochain est prévu pour 2014). Avant d'être publiés et déclarés "documents du GIEC", les rapports d'évaluation sont approuvés en assemblée plénière. A ce jour, toutes les publications officielles du GIEC ont été approuvées à l'unanimité par les pays représentés dans l'assemblée du GIEC. Conjointement à Al Gore, le prix Nobel de la paix a été attribué au GIEC en 2007. www.ipcc.ch
Mix énergétique Répartition et pondération des différentes sources d'énergie (énergie fossile, nucléaire, renouvelable) nécessaires pour répondre au besoin d'une entité donnée (pays, entreprise...)
Plan climat 2004 et facteur 4 France En ratifiant le protocole de Kyoto, la France doit stabiliser ses émissions de gaz à effet de serre par rapport à leur niveau de 1990. Pour y parvenir, la France s’est dotée d’un Plan Climat en 2004. Il doit permettre de stabiliser les émissions à effet de serre sur la période 2008-2012 et au-delà diviser par 4 les émissions avant 2050. Ceci revient à une réduction de 3% par an des émissions de GES de 2005 à 2050.
Protocole de Kyoto Signé en 1997 et entré en vigueur en février 2005 (après la ratification du protocole par la Russie en 2004), le protocole de Kyoto engage les Etats à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 5% par rapport à leurs émissions de 1990, sur la période 2008-2012. L’Union Européenne s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 8% avant 2012 par rapport à leur niveau de 1990. Actuellement 125 pays ont ratifié ce protocole dont 29 pays industrialisés. Les Etats-Unis principaux émetteurs de gaz à effet de serre ne l’ont pas signé.
Rapport Stern Rapport publié le 30 octobre 2006. L’ancien chef économiste de la banque mondiale met en avant, dans ce rapport, les effets du réchauffement climatique, si les gouvernements ne prennent aucune mesure pour y remédier dans les dix prochaines années. Outre le déplacement de 200 millions de personnes, la disparition de 40% des espèces vivantes, il faut s’attendre à la multiplication des phénomènes climatiques tels que la sécheresse ou les inondations. Le coût total du réchauffement climatique est estimé 5 500 milliards d’euros. Toutefois, selon ce rapport, il est encore possible d’agir. Un investissement de 1% du PIB de la planète suffirait à réduire les émissions de CO2.
Réchauffement climatique Le réchauffement climatique correspond à l’augmentation de la température moyenne à la surface de la terre. Ce dernier peut découler : - de facteurs naturels externes tels que les changements d’intensité solaire ou les changements lents de l’orbite terrestre autour du soleil (évolutions « lente » sur plusieurs milliers d’années) ; - de processus naturels observés au sein du système climatique (ex : changements de la circulation océanique) ; - d’activités humaines qui modifient la composition de l’atmosphère (ex : combustion des carburants fossiles) et la surface de la terre (ex : déforestation, reforestation, urbanisation, désertification, etc.). Selon le GIEC (source : Résumé à l’attention des décideurs 2007), « le réchauffement climatique observé est sans équivoque » (+0.74°C au cours du siècle dernier) et l’essentiel du réchauffement général observé depuis 50 ans est très probablement attribuable à l’augmentation des GES anthropiques ». La dernière phrase signifiant « il est à 90% certain que le réchauffement climatique observé est dû aux émissions de GES générées par l’homme ».

Les fourchettes de probabilité du GIEC sont les suivantes :
« pratiquement certain » probabilité supérieure à 99 %
« extrêmement probable » probabilité supérieure à 95 %
« très probable » probabilité supérieure à 90 %
« probable » probabilité supérieure à 66 %
« plus probable qu’improbable » probabilité supérieure à 50 %
« à peu près aussi probable qu’improbable » probabilité de 33 % à 66 %
« improbable » probabilité inférieure à 33 %
« très improbable » probabilité inférieure à 10 %
« extrêmement improbable » probabilité inférieure à 5 %
« exceptionnellement improbable » probabilité inférieure à 1 %